Corthelian

Nom : Corthelian, dit "L'Esprit Calme"
Sexe : Masculin
Rang : Primordial mineur
Alignement : Variable / Neutre
Symbole : La plume et le parchemin, moyens indémodables pour retranscrire la connaissance et la transmettre à travers les âges.
Artefact : On ne sépare pas facilement le personnage de Corthélian de sa plume. Son symbole n'est en fait qu'une représentation de cet artefact dont il ne se sépare jamais. Aucun nom pour cet objet qui crée les noms. Comment cela se pourrait-il ? On dit de celui qui parviendrait à la dérober qu'il serait à même de modifier la perception du monde. Pas la réalité physique de celui-ci, mais la manière dont sa connaissance est répartie à travers le globe, permettant en un temps records de faire retomber une civilisation aux premiers âges comme de faire atteindre à une autre la puissance dont elle a toujours rêvé.
Apparence : Un homme sans âge, aux oreilles pointues, affairé sur l'un de ses écrits.
Alignement : Corthelian ne cherche qu'une chose, la connaissance. Il ne reculera devant aucun sacrifice pour obtenir les éléments nécessaires à l'explication du monde, mais reste conscient qu'une civilisation en paix sera plus efficace pour soutenir un effort de recherche dans tous les domaines, et non uniquement dans celui des applications destructrices de la magie et la technologie. Son alignement n'est donc pas réellement défini. Il évolue au gré de ses recherches actuelles.
Domaine de prédilection : La connaissance, tous les moyens de la partager, la vérité, l'ordre, la loi, la divination.
Alliance : Celnystra
Inimitié : Nicarandilombala, Arschtark
Lieu de résidence : Les enfants naturels de Corthelian, les elfes, lui vouaient un culte presque fanatique à une période de l'histoire, lorsqu'ils comprirent qu'en un cadeau inestimable leur Père leur avait offert a eux, ses enfants, quelques connaissances exclusives. Facilement sujets à une prétention immense, ils se targuaient partout de ce présent et érigèrent à Corthelian, afin de le remercier, une bâtisse plus imposante que n'importe quel mausolée. Une cinquantaine d'elfes étaient en permanence aux soins de leur dieu, et la bâtisse était difficilement accessible. Mais le primordial comprit alors que son peuple était loin d'être sage dans sa démesure. Il choisit donc de ne pas habiter cette somptueuse demeure, la connaissance restant modeste avant tout. Il préféra demeurer dans une petite chaumière forestière, dans un milieu propice à la méditation. Entouré de verdure, l'esprit reposé vaque à ses occupations dans la sérénité. Il n'occuperait sa résidence bâtit par les elfes que dans de rares occasions, lors de cérémonies. Mais on murmure que cela fait bien longtemps que même les elfes ne l'ont pas vu, malgré ce qu'ils prétendent.
Culte : Le culte de Corthelian est très répandu sur Yria, dans tous les peuples qui apportent un semblant d'intérêt à la connaissance. Presque chaque bibliothèque d'importance est en fait un temple dédié à Corthelian. Les prêtres jouent le rôle de bibliothécaires, cherchant à servir le Primordial qu'ils vénèrent en facilitant un accès à la connaissance pour tous. La plupart font également très souvent des pèlerinages dans les régions reculées du monde, avec un chariot empli de textes, pour déposer un germe de savoir absolument partout. Après, il existe aussi quelques sectes élitistes considérant le savoir comme une denrée impropre à la divulgation entre de mauvaises mains. Ceux-ci vivent la plupart du temps en ermites, accumulant les ouvrages rares dans leurs tours inaccessibles et les partageant en cercle restreint lors de configurations astrales bien particulières et si possibles très espacées dans le temps.
Histoire : Au commencement fut le rêve, mais cela tout le monde le sais. Ce qu'on ignore, c'est comment sont arrivés les mots pour décrire ce rêve, et ce qui suivit. La création amorcée par les autres primordiaux était bien belle, mais aucune parole n'existait permettant aux créatures de la planète de communiquer. Ils s'aperçurent de cette difficulté. Comment expliquer aux différentes races toute la portée de ce qu'ils avaient réalisé ? Comment leur transmettre ce rêve qui les avait créés ? Il se trouve que l'un d'entre eux semblait voir leurs créations de manière plus claire, plus compréhensible que leurs intuitions diverses. Son chant sonnait différemment, et sa perception des choses laissait des parts d'obscurité, des moments d'incompréhension au sujet des créations en cours, qui le troublaient. Pourtant, il ne voulait pas se sentir exclu, pas être rejeté pour cette incompréhension. Alors il étudia, interrogea ses semblables sur les raisons de leurs actes, les pensées qui avaient mené à ces réalisations. Évidemment, il en vint à retracer ces idées, car il ne pouvait les conserver toutes à la mémoire systématiquement, ou du moins pas les raisonnements qui y avaient mené. Il inventa donc les premières écritures, et de sa plume commença à répandre ses mots de part le monde. Les lignes s'envolaient, et allaient se figer dans leurs représentations physiques, prêt à être repris par des êtres suffisamment curieux. Bien sûr, les elfes, issus de son sang, furent privilégiés, ayant naturellement une part de l'esprit de leur créateur. Tout en conservant leur liberté, ils percevaient plus facilement les noms dans la nature, dans toute chose. Et les civilisations purent se créer. Entre temps, satisfait de son travail, Corthelian se laissa aller à une sa sympathie pour la seule de ses semblables dont les connaissances lui restaient inaccessibles, maîtresse des mystères, Nicarandilombala. Leur complémentarité amena une longue période de paix, marquée par l'intensité des découvertes, quelques taquineries adorables dont les dieux tout autant que les Yriae profitaient. Une période bénie, qui s'acheva dans le sang. Un cadeau, un seul, un reflet de son amour, et tout se brisa. La guerre sema ses premières graines, et son travail repris de plus belle. La connaissance se répandait de manière furieuse. Une houle destructrice submergeant le monde dans ses principes de mort et de chaos. Les nations se soulevèrent, les continent s'embrasèrent. Et les larmes du dieu, asséchées par l'incompréhension menant à la colère, ne coulaient plus alors qu'il perdait toute mesure. La grande guerre. C'est ainsi qu'on la nomma. Cette fin de la connaissance. Ce temps dont le terme occulta une grande partie de son œuvre. Il s'y opposa tout d'abord, à cette division en phases, ne voulant perdre les lignes tracées frénétiquement de sa plume dans une destruction si arbitraire. Mais rien n'y fit, et il rumina sa rancœur, sa mélancolie, ternissant jusqu'aux pensées de ceux qui lui tiennent le plus à cœur, assombrissant l'âme elfique des forêts. La fin d'un temps. Et il poursuit sa tâche maintenant, sans grand intérêt, mais après tout, il s'agit là de sa nature.
Races Engendrées : Les Elfes.
Créatures surnaturelles engendrées : La nature de Corthelian le pousse plus à répertorier les créatures existantes qu'à en générer de nouvelles.
